Aller au contenu
Assurance
Drone

Obligations

La catégorie spécifique : déclaration, autorisation ou LUC

Dès qu'une exigence de la catégorie ouverte n'est plus remplie, l'exploitation bascule en catégorie spécifique. Le régime d'assurance change alors de nature : le règlement européen s'applique sans aucun seuil de poids, y compris pour un appareil de 3 kilos.

Dès qu’une seule exigence de la catégorie ouverte n’est plus remplie, l’exploitation bascule. Voler au-delà de 120 mètres, hors vue directe, au-dessus d’un rassemblement, larguer un objet, pulvériser, dépasser 25 kilos : vous êtes en catégorie spécifique.

Le régime d’assurance change de nature

La bascule se prépare généralement côté opérationnel, avec l’analyse de risque et l’autorisation. Le contrat d’assurance, lui, reste souvent en l’état.

En catégorie ouverte, la dispense d’assurance existe sous 900 grammes pour un usage privé. En catégorie spécifique, l’article 17 de l’arrêté royal renvoie au règlement européen sans prévoir le moindre seuil de poids :

Tout exploitant d’UAS qui effectue des exploitations relevant de la catégorie « spécifique » est assuré conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 785/2004.

Prenez un appareil de 3 kilos. En catégorie ouverte, aucun minimum européen ne lui est opposé. Le même appareil, en catégorie spécifique, relève du règlement (CE) 785/2004. Rien n’a changé dans la machine ; tout a changé dans le contrat.

Concrètement, la couverture minimale passe à 0,75 million de droits de tirage spéciaux par accident, soit environ 885 000 euros au cours du 4 septembre 2026.

Trois voies d’accès

La déclaration vous engage à respecter un scénario standard européen. Il n’en existe que deux. STS-01 couvre le vol en vue directe au-dessus d’une zone au sol contrôlée en environnement peuplé, avec un appareil de classe C5. STS-02 couvre le vol hors vue avec observateurs, en environnement peu peuplé, avec un appareil de classe C6. C’est la voie la plus rapide, à condition d’avoir le bon matériel.

L’autorisation d’exploitation est délivrée par la Direction générale Transport aérien après analyse du risque opérationnel. C’est la voie des exploitations qui ne rentrent dans aucun scénario.

Le certificat allégé d’exploitant, ou LUC, est réservé aux personnes morales. Il permet d’autoriser soi-même ses propres exploitations, sans passer par la DGTA à chaque fois. C’est un investissement qui se justifie à partir d’un certain volume d’activité.

Ce que cela coûte à l’administration

Tableau : Ce que cela coûte à l’administration
ActeRedevance
Déclaration pour un scénario standard, et surveillance150 EUR par an
Délivrance d’une autorisation d’exploitation500 EUR
Surveillance sous autorisation, dès la deuxième année150 EUR par an
Modification ou prorogation d’une autorisation150 EUR
Délivrance d’un LUC1 500 EUR
Surveillance d’un titulaire de LUC, dès la deuxième année750 EUR par an
Modification d’un LUC500 EUR
Immatriculation d’un appareil certifié100 EUR

L’enregistrement d’un exploitant en catégorie ouverte, lui, reste gratuit.

Une échéance est passée le 1er janvier 2026

C’est le changement réglementaire le plus important de l’année, et le plus discret.

L’article 23, paragraphe 4, du règlement européen prévoyait que les déclarations fondées sur les scénarios standards nationaux cessent d’être valables au 1er janvier 2026. Le scénario standard national belge est donc sans effet depuis cette date.

Les exploitants qui opéraient sous ce régime ont dû basculer vers l’une des trois voies européennes. Beaucoup ont changé de matériel pour un appareil C5 ou C6, ou déposé une demande d’autorisation.

Un changement de régime d’exploitation entraîne un changement de risque. Une police souscrite pour une activité déclarée sous l’ancien scénario ne décrit plus ce que vous faites réellement. L’écart passe inaperçu jusqu’au jour où il faut ouvrir un dossier.

Si vous êtes concerné, faites relire votre contrat. La vérification est gratuite et prend un appel.

La catégorie certifiée, pour mémoire

Elle concerne le transport de personnes, le transport de marchandises dangereuses présentant un risque élevé, et le survol de rassemblements. L’appareil est certifié, l’exploitant aussi, et le télépilote est licencié. Le régime se rapproche de celui de l’aviation habitée.

Elle ne concerne aujourd’hui qu’un nombre réduit d’opérateurs en Belgique.

Si vous restez finalement en catégorie ouverte

Si votre exploitation reste en vue directe et sous 120 mètres, c’est la catégorie ouverte qui s’applique, avec un régime d’assurance différent, décrit dans l’obligation d’assurance.

Un changement de régime d’exploitation modifie le risque assuré : le comparatif des garanties montre ce qui bouge, et la page professionnelle ce qui se tarife.

Où pouvez-vous voler

Les restrictions géographiques belges sont publiées sur la carte officielle des zones. Ce schéma en donne le principe.

Contraintes de vol pour un drone en Belgique, schéma de principe Coupe de principe. Une échelle d'altitude à gauche gradue 0, 30, 60 et 120 mètres au-dessus du sol. Un plafond en pointillé marque la limite de 120 mètres. Au sol, de gauche à droite : une agglomération représentée par des immeubles, une zone interdite représentée par une bande hachurée qui monte au-delà du plafond, et un aérodrome dont la zone de protection est délimitée en tirets. Un drone est figuré en vol sous le plafond. Contraintes de vol, schéma de principe 0 m 30 m 60 m 120 m hauteur au-dessus du sol plafond 120 m AGL Agglomération Catégorie ouverte A1 et A2 seulement. A3 exige 150 m de distance. Zone interdite Interdit à toute hauteur. Aérodrome Zone de protection, accord requis et coordination avec le contrôle aérien. Schéma dessiné pour ce site, sans valeur opérationnelle. Les zones réelles se vérifient avant chaque vol sur la carte de skeyes. Contraintes de vol pour un drone en Belgique, schéma de principe Une coupe simplifiée montre le plafond de 120 mètres au-dessus du sol, un drone en vol et des immeubles. En dessous, trois lignes décrivent les contraintes : agglomération, aérodrome et zone interdite. Contraintes de vol 0 m 60 m 120 m plafond 120 m AGL Agglomération Catégorie ouverte A1 et A2 seulement. A3 exige 150 m de distance. Aérodrome Zone de protection, accord requis et coordination avec le contrôle aérien. Zone interdite Interdit à toute hauteur, sans dérogation. Plafond 120 m au-dessus du sol, relief compris. Schéma illustratif. Zones à vérifier avant vol.