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Assurance
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Par métier

Assurance drone pour le contrôle de toiture

La difficulté d'un contrôle de toiture vient du versant côté voirie. Une chute y atteint des passants qui ne participent en rien au vol, et cette exposition détermine la sous-catégorie applicable (A2 plutôt qu'A3), donc les conditions que la compagnie posera.

Contrôle de toiture : bâtiment occupé à 32 mètres, catégorie ouverte A2 Coupe d'un bâtiment à toiture à deux versants surmonté d'une trajectoire d'aller-retour. Altitude de mission 32 mètres, catégorie ouverte A2, zone encadrée : versant sur rue. Garantie dominante : responsabilité civile et casco. ALTITUDE DE MISSION 32 m CATÉGORIE OUVERTE · A2 POSITION 50.6326 N 5.5797 E ZONE ENCADRÉE VERSANT SUR RUE RC + CASCO

Relevé de mission type. Les valeurs décrivent une configuration courante, pas la vôtre.

Trente mètres, dix minutes de vol. Sur le papier, la mission la plus banale qui soit. En pratique, celle qui pose le plus de questions de qualification, et la difficulté ne vient pas de la hauteur : elle vient de ce qu’il y a en dessous.

Ce n’est pas le bâtiment, c’est la rue

Le versant intérieur d’une toiture donne sur une cour ou un jardin que vous pouvez sécuriser. Le versant sur rue, non. Des passants y circulent, ils ne participent pas au vol, et la réglementation les traite comme des tiers non impliqués.

C’est ce versant qui décide de votre sous-catégorie, pas la présence d’occupants dans le bâtiment.

A2 ou STS-01, selon votre configuration

La sous-catégorie A2 impose une distance horizontale de 30 mètres aux personnes non impliquées, réductible à 5 mètres en mode basse vitesse. En rue étroite, cette distance est souvent intenable, et la mission bascule alors en scénario standard, avec une zone au sol contrôlée.

Nous ne trancherons pas cette question à votre place depuis un site web : elle dépend de la largeur de la voirie, de la hauteur du bâtiment et de votre appareil. Appelez-nous avec une adresse, nous la posons correctement.

Votre contrat suit-il votre configuration réelle ?

Que votre contrat suit votre configuration réelle. Un exploitant assuré en catégorie ouverte qui opère de fait en scénario standard n’est pas couvert pour ce qu’il fait.

Un équipement léger, et une réserve sur le matériel loué

L’équipement reste modeste sur ce métier : un appareil de gamme moyenne, une caméra thermique pour la recherche d’infiltrations, quelques batteries. La valeur assurée est donc plus faible que sur une mission d’inspection industrielle, et la prime s’en ressent.

Attention toutefois à la caméra thermique. Beaucoup de couvreurs et d’experts la louent pour une intervention ponctuelle. Un matériel loué n’appartient pas au preneur d’assurance, et tous les contrats ne l’assimilent pas automatiquement au matériel déclaré. Le point se règle en une phrase à la souscription, à condition d’y penser.

L’attestation demandée par le syndic ou l’expert

Un contrôle de toiture se fait rarement à votre initiative. Le donneur d’ordre est un syndic de copropriété, un couvreur, un expert mandaté par une compagnie ou un propriétaire. Tous demandent la preuve que le survol de leur immeuble est couvert, et un syndic engage sa responsabilité vis-à-vis des copropriétaires en vous laissant intervenir sans l’avoir vérifiée.

L’attestation se demande par téléphone ou par courriel et part le jour même. Elle porte le nom du bureau, votre numéro de police et le capital garanti.

Pourquoi deux toitures ne se tarifient pas pareil

L’environnement de vol domine. Une toiture en zone pavillonnaire, avec du recul de tous côtés, ne s’apprécie pas comme une toiture donnant sur une rue commerçante fréquentée. La sous-catégorie sous laquelle vous opérez traduit cette différence, et c’est elle que la compagnie regarde en premier.

Le volume d’interventions compte également : un couvreur qui vole quinze fois par an et un prestataire spécialisé qui enchaîne les contrôles ne présentent pas la même exposition annuelle.

Pour aller plus loin : où passe la limite entre A2 et A3, et ce que couvre la responsabilité civile aérienne.

Page vérifiée le 9 septembre 2026. Elle décrit une configuration de mission courante et ne constitue pas un avis juridique.