Par métier
Assurance drone pour la topographie
Sur un relevé, le risque de blesser quelqu'un reste faible : la mission se déroule loin des habitations. Ce qui coûte cher, c'est l'appareil qui ne revient pas du fond de la parcelle, avec son capteur RTK à bord. La casco et la garantie payload passent donc devant le plafond de responsabilité civile.
Relevé de mission type. Les valeurs décrivent une configuration courante, pas la vôtre.
Un relevé se vole en bandes parallèles, loin des habitations, sur une emprise qui dépasse souvent la centaine d’hectares. Réglementairement, rien de compliqué. Matériellement, c’est une autre affaire.
Le poste de dépense réel
Le capteur. Un module RTK ou un scanner embarqué vaut couramment plus que l’appareil qui le porte, et il ne survit pas à un atterrissage manqué en terrain irrégulier.
La distance, ensuite. Une bande de vol qui s’éloigne à la limite de la portée radio expose au scénario que presque aucun contrat belge ne couvre : l’appareil qui ne revient pas et qu’on ne retrouve pas. Les contrats parlent alors de simple disparition, et l’excluent.
Les points à contrôler sur un contrat de relevé
Que le capteur figure nommément au contrat avec sa valeur hors TVA. Un payload non déclaré n’est pas indemnisé, même quand le drone l’est.
Que la garantie casco s’applique en terrain non aménagé, et à quelle franchise.
Que la question de la disparition a été posée par écrit à la compagnie. C’est un des rares points sur lesquels une extension se négocie, et il faut le faire avant la première mission, pas après.
Ce qui compose la valeur assurée d’un relevé
Une déclaration de valeur bâclée se paie au moment de l’indemnisation. Pour un relevé, la liste tient en quatre lignes : la cellule, le module RTK ou le scanner, la station de base avec son trépied, et le jeu de batteries. La station au sol est celle qu’on oublie le plus souvent, alors qu’elle voyage dans le même coffre et se casse aussi bien.
Déclarez les valeurs hors TVA et à l’achat, pas la cote de revente. La vétusté sera appliquée ensuite selon les règles du contrat, généralement à partir du treizième mois.
Quand le donneur d’ordre réclame une attestation
Les géomètres-experts, les bureaux d’études et les entreprises de terrassement demandent presque systématiquement une attestation d’assurance avant d’ouvrir un chantier. Le document mentionne votre numéro de police, le capital de responsabilité civile et la période de validité. Nous l’établissons à la demande, sans frais, et il part le jour même.
Un point à surveiller dans les cahiers des charges publics : certains exigent un capital minimal supérieur à celui que vous avez souscrit. Mieux vaut le découvrir en lisant le marché qu’en recevant le refus de votre candidature.
Les trois paramètres qui font la prime d’un topographe
Trois éléments pèsent plus que les autres. La valeur totale du matériel embarqué, qui sert d’assiette à la garantie casco. La surface habituellement couverte, qui indique à quelle distance vous travaillez de votre point de décollage. Et le nombre de télépilotes déclarés, puisqu’une formule tous télépilotes ne se tarife pas comme une formule nominative.
Le chiffre exact ne se donne pas depuis un site web : il dépend de ces paramètres et de la compagnie qui accepte le risque. C’est précisément ce que le formulaire de devis sert à établir.
Pour aller plus loin : le détail de la garantie casco et du payload, et ce que la catégorie ouverte autorise.
Page vérifiée le 9 septembre 2026. Elle décrit une configuration de mission courante et ne constitue pas un avis juridique.